Que retenir du Salon de l’Auto 2020 ?

30 janvier 2020

Le Salon de l’Auto vient de fermer ses portes après avoir accueilli plus d’un demi-million de visiteurs. Les nouvelles technologies y étaient une fois de plus à l’honneur. Qu’en retenir ?

Malgré la vague de mobilité douce qui transforme peu à peu le paysage de nos villes, la voiture reste encore un moyen de déplacement très populaire, comme en témoigne l’engouement suscité par la 98e édition du Salon de l’Auto de Bruxelles. L’écologie et les questions de mobilité ont cependant occupé l’avant-plan cette année. Que pouvons-nous en retenir ?

Hybride et électrique ont le vent en poupe

Marginaux il y a encore quelques années, les véhicules hybrides et électriques sont aujourd’hui omniprésents. Rares sont les marques qui n’ont pas au moins une de ces deux motorisations à proposer. Même les marques les plus prestigieuses proposent aujourd’hui un véhicule 100% électrique dans leur gamme, comme en témoigne la Porsche Taycan, commercialisée depuis fin 2019 et présente au salon. Le point le plus saillant : une augmentation de l’autonomie moyenne, qui peut aujourd’hui s’accommoder des trajets quotidiens. Seul bémol à la clé : la difficulté de trouver des bornes de rechargement — rapides ou non — sur la voie publique.

Quant aux véhicules hybrides, ils font désormais partie des motorisations que chacun s’attend à trouver dans la gamme proposée par leur constructeur favori. Si le budget consacré à de tels véhicules reste élevé, ils deviennent cependant de plus en plus abordables au fil du temps.

L’hydrogène pointe doucement le nez

Une autre révolution, plus silencieuse, est celle du moteur à hydrogène. Ou plus exactement des véhicules électriques à l’hydrogène. Leur atout ? Plutôt que de tirer l’électricité nécessaire à leur fonctionnement d’une série de batteries, ces nouvelles voitures électriques la produisent à partir d’hydrogène. Avantage: faire le plein d’hydrogène ne dure que 4 à 5 minutes, alors qu’il faut plus d’une demi-heure pour remettre à niveau les batteries dans une station de chargement rapide.

Le principal inconvénient ? Outre le prix, c’est la disponibilité de l’hydrogène : il n’y a actuellement que trois stations d’essence équipées pour la distribution d’hydrogène, dont seules deux sont accessibles au public. Il n’en reste pas moins: plusieurs constructeurs ont présenté des modèles à hydrogène cette année au Palais des Expositions.

Le gaz naturel, une alternative dans le vent

Une autre alternative plus écologique à l’essence ou au diesel est le gaz naturel, ou CNG. Nous ne parlons pas ici de ce bon vieux LPG, qui existe depuis la fin des années 1970, mais bien de gaz naturel comprimé, qui a déjà séduit plus de 15 000 automobilistes dans notre pays. Un moteur au gaz naturel se comporte comme un moteur à essence classique, mais rejette comparativement moins de CO2 dans l’atmosphère. Seul bémol: le réseau de distribution. Si la Flandre est relativement bien équipée en stations CNG, Bruxelles et la Wallonie restent hélas à la traîne en la matière.

Et la voiture autonome ?

Malgré les nombreux essais menés à travers le monde, et particulièrement aux États-Unis, la voiture autonome reste encore une utopie à l’heure actuelle. Conduire une voiture reste une activité complexe, trop complexe même pour les intelligences artificielles les plus avancées. En revanche, les assistants au parking et les systèmes de freinage d’urgence sont de plus en plus répandus, et c’est tant mieux : la sécurité sur les routes reste plus que jamais une priorité!